Bouddha mâravijaya en bronze doré

Catégorie : Archéologie Chine & Asie > Thaïlande

Numéro de l'article : CHJA 966

Epoque : Ratanakosin, XIXe

Taille : H 21 cm hors socle

Etat : Excellent état avec patine d'âge

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Bouddha mâravijaya en bronze doré Bouddha mâravijaya en bronze doré Bouddha mâravijaya en bronze doré Bouddha mâravijaya en bronze doré

Description :

Très beau Bouddha en bronze doré et polychrome (dont il subsiste de nombreux restes), en position «mâravijaya». Il est paré d'une belle coiffe descendant sur les épaules et de nombreux bijoux. Sur la tête, il arbore la flamme du savoir. Ses yeux en amande sont mi-clos, ses arcades sourcilières arquées, et sa bouche esquisse un léger sourire. Son expression est empreinte de sérénité, de paix intérieure.

Après que les Birmans eurent détruit Ayutthaya en 1767, un nouveau royaume vit le jour à Thonburi sous le roi Taksin. Par la suite, en 1782, la capitale fut déplacée à Bangkok, avec la fondation de la dynastie Chakri dont les rois furent connus rétrospectivement sous le titre de "Rama". La période artistique de Bangkok peut être divisée en deux époques distinctes. La première du règne de Rama I à celui de Rama III (1782-1851) comprend les traditions classiques siamoises. La seconde date du règne de Rama IV.

Le style Ratanakosin date de la première époque artistique de Bangkok, les quelque 1200 représentations existant encore furent rapportées à Bangkok depuis les régions centrales et nordiques dévastées par les guerres et furent installées dans les nouveaux monastères des villes. Les artistes rivalisèrent d'imagination pour leur élever des trônes décorés dignes d'elles, de sorte que peu de statues furent exécutées durant cette période. Celles qui furent reproduites étaient sculptées dans le bronze ou le bois suivant la tradition Ayutthaya, de sorte qu'on les distingue à peine de leurs modèles antérieurs. Bien que certaines étaient simples, beaucoup d'autres de cette époque portaient des décorations raffinées et compliquées, les artistes s'évertuant à surpasser leurs prédécesseurs par l'abondance des décors. Ainsi, la simple robe de moine originale fut entièrement ornée de dessins copiant les broderies et de lourds rubans richement agrémentés pour rehausser les bords des vêtements. La simplicité et le raffinement des précédentes statues de Bouddha furent abandonnés au profit de décorations majestueuses et, diraient certains, au détriment de sa spiritualité.

Prix :    VENDU